Anthropic déploie une mise à jour majeure de sa plateforme Claude Cowork, avec une marketplace privée de plugins, de nouveaux connecteurs et des agents métiers prêts à l’emploi. L’objectif est clairement de faire de Claude le point d’entrée unique du travail en entreprise.
Anthropic a annoncé ce mardi 24 février 2026 une refonte ambitieuse de Claude Cowork, sa plateforme d’agents IA à destination des entreprises. Lancé en preview en janvier, Cowork permet de créer des agents capables de comprendre le contexte d’une organisation et d’interagir avec ses outils métiers.
La nouveauté centrale réside en un système de plugins spécialisés par département, avec des agents préconfigurés pour les équipes finance, RH, juridique, design, ingénierie ou encore opérations, chacun d’entre eux étant personnalisable selon les besoins de l’entreprise. Ces fonctionnalités sont réservées pour le moment aux abonnés des offres Team et Enterprise.
Pour Kate Jensen, directrice Amériques d’Anthropic qui s’est exprimé lors d’un briefing presse, cette annonce répond aux déceptions de l’an dernier : « 2025 devait être l’année où les agents transformeraient l’entreprise, mais l’enthousiasme s’est avéré en grande partie prématuré. Ce n’était pas un manque d’efforts, mais un problème d’approche. »
Les entreprises peuvent désormais créer leur propre marketplace privée de plugins, avec un contrôle granulaire : provisionnement par utilisateur, installation automatique et, en bêta privée, dépôts GitHub privés comme source de plugins. L’ensemble est centralisé dans un nouveau menu unifié « Customize » (« Personnaliser »).
L’écosystème de connecteurs s’élargit en parallèle, avec l’arrivée de Google Workspace (Gmail, Drive, Calendar), DocuSign, Apollo, Clay, Similarweb, FactSet, WordPress, Harvey et d’autres encore. Des acteurs comme Slack (Salesforce), S&P Global et LSEG ont développé de leur côté leurs propres plugins. Claude peut aussi désormais orchestrer des tâches entre Excel et PowerPoint en transférant le contexte d’une application à l’autre.
Nous pensons que l’avenir du travail signifie que chacun aura son propre agent personnalisé.
Matt Piccolella, responsable produit, résume ainsi l’enjeu à TechCrunch : « Les administrateurs souhaitent disposer de flux de travail et de compétences parfaitement adaptés à leur organisation. [Cette annonce] va leur permettre de le faire de manière centralisée. »
Anthropic dévoile plusieurs cas d’usage pour illustrer ces nouveautés. Le plugin design peut par exemple proposer des audits d’accessibilité et de l’aide à la rédaction UX. Pour l’ingénierie, on retrouve la gestion d’incidents et les checklists de déploiement. Le plugin opérations couvre la documentation de processus et l’évaluation de fournisseurs. Et ainsi de suite.
Les slash commands ont aussi été repensées. Elles se lancent par l’intermédiaire de formulaires structurés, ce qui doit rendre « l’exécution de workflows aussi intuitive que le remplissage d’un brief ». Anthropic a également dévoilé un volet dédié à la finance dans un billet séparé, avec cinq plugins métiers (analyse financière, banque d’investissement, equity research, private equity, gestion de patrimoine) et des connecteurs pour FactSet et MSCI.
Avec cette mise à jour, Anthropic affiche l’ambition de faire de Cowork la porte d’entrée du travail intellectuel en entreprise. Scott White, responsable produit Enterprise, a estimé, auprès du Wall Street Journal, que l’explosion des agents dans le code (portée notamment par Claude Code) se propage désormais à l’ensemble des métiers de bureau.
Je vois Cowork comme une sorte de porte d’entrée vers le travail.
Ce déploiement intervient également dans un contexte boursier tendu. Les annonces autour de Cowork, entre autres, ont alimenté une vague de panique sur les marchés. Les investisseurs s’interrogent en effet sur la résilience des éditeurs SaaS face aux agents IA. Des centaines de milliards de dollars de capitalisation ont notamment été effacés. Lundi 23 février, IBM a perdu 13 % en une séance après un billet d’Anthropic sur la modernisation du langage COBOL, « un langage de programmation obsolète exécuté sur les ordinateurs centraux d’IBM », note le WJS.
Anthropic cherche néanmoins à rassurer. Son responsable produit Enterprise juge excessif de relier la performance des marchés à un seul lancement produit. Et tempère : « Nous ne sommes pas une entreprise qui cherche à contrôler chaque flux de travail au sein de chaque outil. Nous essayons simplement d’aider les gens à accomplir leur travail. »
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