Meta investit à nouveau le code par IA. Ce 5 août, la firme a annoncé le lancement de Muse Code, son premier agent de programmation autonome, et de Muse Spark 1.2, le modèle qui l’alimente. Le groupe rejoint ainsi un segment déjà occupé par Claude Code d’Anthropic et Codex d’OpenAI, avec l’ambition de s’y différencier par le prix.
Muse Code fonctionne uniquement dans le terminal, sans interface graphique dédiée, et prend en charge des tâches d’ingénierie logicielle complètes sur des dépôts entiers. Il planifie les changements à apporter, écrit le code, puis vérifie les résultats obtenus. Pour gérer les tâches complexes, plusieurs sous-agents sont mobilisés.
Quand une tâche est suffisamment grosse, elle se répartit entre des sous-agents distincts qui travaillent en parallèle dans des espaces de travail isolés. Votre copie de travail n’est jamais touchée. En phase de test, l’outil a permis de développer six fonctionnalités d’un jeu simultanément, sans collision.
Meta décrit aussi des agents d’arrière-plan qui restent actifs tout au long de la session, pour éviter de répéter des recherches d’information déjà faites. Un journal d’événements enregistre en continu chaque appel au modèle, chaque utilisation d’un outil et chaque modification de fichier. En cas de plantage, l’agent reprend son travail à l’endroit exact où il s’était arrêté, un atout sur des tâches qui peuvent s’étendre sur plusieurs heures.
Trois compétences sont livrées par défaut :
Muse Code est alimenté par Muse Spark 1.2, une mise à jour de Spark 1.1 entraînée spécifiquement pour le code, et co-entraînée avec Muse Code pour optimiser leur fonctionnement conjoint.
Sur les benchmarks de code que Meta a publiés, le modèle reste généralement derrière Claude Opus 5, le modèle le plus performant d’Anthropic, et derrière GPT-5.6 Terra, utilisé par Codex. L’écart reste modéré sur les tests de référence comme Terminal-Bench, mais se creuse sur des exercices plus longs et plus complexes, où Muse Spark 1.2 termine plusieurs points derrière ses deux rivaux.
Le modèle marque en revanche un point sur MCP Atlas, un des tests consacrés aux agents généralistes (capacité à utiliser des outils, à naviguer dans un environnement), où il devance tous ses concurrents, y compris Claude Opus 5. Sur l’autre test de cette catégorie, GDPVal-AA, Opus 5 reste devant.
Muse Code est disponible dès aujourd’hui en version bêta pour macOS et Linux. L’installation se fait avec une seule ligne de commande dans le terminal. L’outil fonctionne aussi comme une couche d’orchestration capable de piloter des modèles tiers, même si Meta reconnaît que l’expérience reste optimisée pour Muse Spark 1.2, les deux produits ayant été développés conjointement.
Muse Spark 1.2 est également accessible via la Meta Model API, avec un accès international élargi par rapport à la version précédente. Les entreprises qui manipulent du code sensible peuvent par ailleurs demander une absence de conservation de leurs données.
Muse Code marque le premier agent de programmation produit chez Meta, qui avait posé un premier jalon en 2023 avec Code Llama, un modèle open source resté sans agent autonome associé. Le groupe arrive après Claude Code d’Anthropic et Codex d’OpenAI, déjà installés sur un segment devenu l’un des principaux moteurs de revenus concrets de l’IA générative, et sans afficher de supériorité nette sur les benchmarks.
Pour se faire une place, Meta mise sur sa capacité à piloter des modèles tiers, à la différence de Claude Code et Codex, chacun lié à sa propre famille de modèles, et surtout sur sa tarification attractive. Muse Code facture 1,25 $ par million de tokens en entrée et 4,25 $ en sortie, contre 5 $ et 25 $ pour Claude Opus 5 sur l’API d’Anthropic, et 2 $ et 12 $ pour GPT-5.6 Terra chez OpenAI. Une offre Contributor, présentée par Alexandr Wang comme dix fois moins chère, est également proposée aux utilisateurs qui acceptent de partager leurs données d’utilisation pour l’amélioration du modèle.
Développeur web à Toulouse